vendredi 29 avril 2016

Imposer la liberté

Nos parents sont « libres de nous obliger » d’exister selon la société, qui les y incite d’ailleurs fortement, cette même société disant aux nouveaux arrivants qu’ils sont nés libres et égaux en droits (j’ai la vague impression qu’il y a un paradoxe dans cette suite pourtant très courte de mots. Qu’en pensez-vous ?) alors que dans les bras de nos parents nous sommes de purs objets enregistreurs (caméras/yeux et micros/oreilles) à leur service. Il faut dire que la société en tire d’énormes bénéfices puisque le monde humain étant fait comme il l’est, c’est-à-dire très encombré de nos associés qui occupent la planète, il est devenu quasiment impossible de vivre sans être contraint de travailler pour acheter son corps, donc sa nourriture et son eau, quotidiennement, ce qui est, bien entendu, une hypocrisie sociale et parentale totalement immonde, mais comme ils s’arrangent pour imprégner la culture de soumission aux coutumes chez les nouveaux arrivants, ces derniers sont encore très peu à se rendre compte du subterfuge. Or, être contraint de travailler pour vivre s’appelle de l’esclavage, même si l’on vous affirme très aimablement que vous pouvez aller voir ailleurs comment ça se passe, rien ne vous retenant dans votre patrie initiale désignée d’office.