Dans une démocratie la peine de mort n’est pas seulement un crime gouvernemental. Quand on vote pour la peine de mort on est soi-même un tueur, on est le bourreau, celui qui tient la hache, celui qui déclenche la lame de la guillotine, celui qui appuie sur la gâchette, celui qui injecte le poison, celui qui fait griller le cerveau du condamné à la chaise électrique. Le bourreau est votre représentant, combien d’hommes avez-vous tués par son entremise ? Lâche que vous êtes ! Ponce pilate ! Ce crime social est un crime commun. Par le fait que nous n’empêchions pas ce crime social, nous sommes complices. Nous sommes complices par laxisme. La société veut sans doute nous imposer cette complicité. C’est dans nos pays une complicité démocratique. La société nous met un pistolet dans la main et nous impose de tuer pour nous imposer la complicité, donc le silence. Refusez la complicité ! Voter non à la peine de mort est un devoir humain.