Il y a deux visions du monde qui s’affrontent. La vision ancienne, la vision déiste de la création de l’univers et de l’homme à l’image divine, et la vision rationaliste actuelle de la mécanique universelle avec l’aboutissement par évolution à l’être humain. La première a un souci de pseudomorale imposée par une vision de divinité et d’un bouquin sacré. C’est une morale totalement dévoyée ne tenant compte que du principe de pérennité de la vie. Il n’y a bien sûr aucune morale dans le fait d’imposer à quelqu’un d’exister. Il s’agit juste d’un mécanisme de l’univers que nos cerveaux ont rationalisé. La vie, évidemment ne sert que ceux qui existent déjà, et personne, ni dieu ni humain n’a jamais maitrisé ce qu’il a procréé. Si le dieu des croyants a maitrisé ce qu’il a fait, voyez le résultat de misères de guerres de martyrs de malheurs et de morts pour rien d’autre que le service d’un dieu théocrate. Comme bien entendu il n’y a pas de dieu, c’est pour le service des existants humains que ceux-ci fabriquent des existences. Fabrication qui est totalement automatisée et hors de leur contrôle. Ce qui produit de très nombreux handicaps de naissances extrêmement douloureux à vivre pour ceux qui n’ont pas demandé à exister. La question qui doit être mise en débat pour les Droits de l’homme est la question du dédommagement de ces personnes fabriquées pour servir, mais vivant dans un martyr accessoire qui ne l’est pas pour eux. Sont-ils des dommages collatéraux ? Les croyants et la société les envisagent-ils ces malheureux handicapés comme des dommages collatéraux ? Si cette question du dédommagement des handicaps de naissance était mise en débat peut-être que les gens désirant faire un enfant y réfléchiraient à mille fois avant d’entreprendre cette fabrication de type frankensteinien. Il faut également parler de la loi du talion que pourraient invoquer les handicapés de naissance envers leurs bourreaux de parents. Car handicaper un enfant dans son ventre en le construisant par une alimentation non maitrisée ou une génétique foireuse n’est pas différent de le handicaper pendant son existence hors du ventre maternel, ce qui est puni par la loi, toutes les lois modernes.