vendredi 13 mai 2016

Changement climatique

La question du changement climatique est celle-ci : est-ce que les humains qui vont recevoir de plein fouet les dégâts provoqués par les changements climatiques vont accepter ces dégâts de bonne grâce parce qu’ils sont d’ordre artificiel, c’est-à-dire causé par d’autres hommes qu’eux-mêmes ? Quel paradoxe ! Quelle contradiction ! Quelle hypocrisie ! Quelle absence de honte ! Les humains aiment bien se foutre dans la merde eux-mêmes sans l’aide des autres et ils n’ont aucune considération aucune honte aucune compassion aucune empathie pour leurs propres enfants puisqu’ils les foutent directement dans la merde de la Vie (c’est bon pour nous c’est bon pour eux : iglou, désert, jungle, taudis, favéla, bidonville, guérilla, révolte, guerre, terrorisme, etc.) sans s’intéresser le moins du monde au fait de les contraindre à exister et à exister avec un handicap ou dans un milieu handicapant, la Terre et tout ce qu’elle engendre comme misère, malheur, malêtre, et finalement la mort inéluctable, tout ça pour rien, que le service des parents et leurs sociétés qui ont besoin de chair à boulot, de chair à impôt, et de chair à canon. Pour résumer l’état mental d’un humain face au changement climatique (la crudité des mots simplifie l’expression et favorise la compréhension) : vous foutez un humain dans le caca naturel (et l’artificiel passé sous silence), il ne dit rien. Vous foutez le même dans le caca artificiel reconnu pour tel, il râle, il pleure, il se révolte, mais continue de foutre d’autres humains dans le caca général mondial. [Tous ceux qui acceptent ce monde humain tel qu’il fonctionne sont complices du crime de la création de mon existence ainsi que du crime de la création de l’existence de tous les handicapés de naissance (et les autres).]