L’éthique de papa maman laisse à désirer, car l’enfant créé, ce très cher bébé, cette personne, a de fortes chances (voir le site de l’OMS) de naitre handicapé. Est-ce que maman papa et la société considère ce pourcentage de risques de handicap comme un dommage collatéral ? Est-ce que la souffrance et la mort que l’on inflige automatiquement à l’être que l’on crée est un service que l’on rend à celui qui n’existait pas (phrase absurde en soi) la non-existence ? Non, bien entendu, l’être créé, l’enfant que l’on prétendra chérir après coup, subira la glissade sur le toboggan fatal pour servir de chair à boulot, de chair à impôt, et de chair à canon, parce que maman papa avaient besoin de compagnie. Il n’y a aucune éthique dans la vie. Nous sommes passés du stade animal mécanique au stade animal intelligent capable de fabriquer des outils, mais nous n’en sommes pas encore à l’abnégation, c’est-à-dire l’intelligence réellement éthique avec nous-mêmes, au point de penser aux milliards d’êtres à venir qui vont souffrir et mourir pour rien qu’une idée de fixisme, de spécisme, d’humanisme, qui n’a aucun sens, même si nous étions, insensibles et immortels, en tant qu’individus ou pseudo-espèce.