vendredi 24 juin 2016

Sclérosée

Imagine une mère de 45 ans en train de discuter avec son enfant de 20 ans, donc adultes tous les deux : « Mon enfant, tu as la sclérose en plaques, ce n’est vraiment pas de pot. J’ai créé ton existence pour mon service personnel, mais c’est dommage que cette maladie terrible te soit tombée sur le nez. Je n’avais pas envisagé une vie comme celle-là pour toi. Je savais que c’était dangereux pour toi, puisque je sais parfaitement que la vie est une loterie, mais comment pouvais-je envisager que cette loterie t’accorderait la mauvaise part ? » « Ma chère mère, ne t’inquiète pas pour moi si je meurs dans d’horribles souffrances pour rien, puisque je n’étais pas obligé d’exister. Mais puisque tu as créé mon existence, profites-en bien. Tu pourras me pouponner les vingt ans à venir si je vis aussi longtemps, et ma souffrance sera la tienne. »