Il y a un mot que j’aime bien, il s’agit du mot ‘sornette’, il est très poétique. Imaginez l’ovule en tant qu’entité et demandant à être fécondé par un spermatozoïde : Tout d’abord, c’est de l’imaginaire pur et non du descriptif, personne n’a jamais lu la lettre d’invite de l’ovule, ou sa demande de contrat natal. Quand il va se diviser, sentez-vous son déchirement ? Il hurle de douleur, il s’étire, il gonfle, sa peau se tend, il se voit double, il pense double soudain, il est double, puis il voit son double s’éloigner. Il est deux. Il est quatre. Il est huit. Etc. Puis de toutes ses entités séparées, il en nait une seule qui pense comme un seul être. C’est l’embryon. C’est le fœtus, composé de cellules iniquement favorisées, les cellules vivant quelques heures, les globules, et les cellules ayant une longévité de quelques années, les neurones… Suite du favoritisme bio : l’être multicellulaire déjà malformé avant la naissance, qui va naitre, vivant s’il le peut, avec une tare physique ou mentale, et l’être qui va vivre avec une cuillère en argent bien coincée entre les molaires.