dimanche 1 mai 2016

Surpopulation

Il y a un nombre d’humains essentiel pour la pérennité de l’espèce (si l’on’ y voit une utilité) et au-delà, à quoi cela sert-il d’imposer à quelqu’un d’exister (cette personne aura, bien évidemment, comme nous tous, son mot à dire sur le fait qu’il aime ou n’aime pas l’existence qu’on lui impose) ? À quelqu’un qui n’admet pas que le monde est en état de surpopulation, il faut lui dire qu’il pense donc que la population peut encore croitre, et dans ce cas il faut lui demander à partir de quel nombre d’humains sur la planète la notion de surpopulation sera à envisager. Et ensuite, il faut lui demander : quand ce nombre "N" sera atteint, que fera-t-on, ou plutôt que feront-ils (dans ce futur très proche) pour stabiliser la population, que nous n’aurions pas pu faire nous-mêmes avec moins de monde ? S’il n’y a pas encore surpopulation, allons-nous donner ce problème supplémentaire à résoudre aux générations futures ? Mais au fait à quoi cela sert-il à une non-personne d’exister dans des conditions que les procréateurs ne maitrisent pas, ni le milieu, ni les conditions de vie ? À quoi ça sert, à du matériel hétéroclite (les aliments maternels), d’être assemblé pour devenir une personne sensible, consciente, souffrante, et mortelle ?