Le planning familial signifie que vous demandez aux personnes, aux femmes essentiellement, de contrôler le nombre d’enfants qu’elles mettent au monde. Cela signifie que vous demandez qu’au lieu de créer dix enfants voire plus, elles en créent moins en contrôlant ce qu’elles font. Cela veut bien dire que les enfants surnuméraires ne seront pas créés. Cela veut aussi dire que les enfants ne comptent pas, ce n’est pas leur existence pour eux-mêmes qui compte, mais leur utilité familiale et sociale. Ces existences qui auraient pu être utiles à la société dans d’autres circonstances et contextes deviennent inutiles, voire dangereuses pour la planète. Donc ces non-existences sont à notre disposition, c’est un cheptel potentiel dans lequel les sociaux puisent à leur gré. Les bébés sont des pions sur l’échiquier social, nous créons ou pas selon notre bon plaisir, nous sommes des dieux, avec tous les pouvoirs de vie, de mort, de maltraitances prénatales et postnatales, de souffrances et de misères, dont les dieux jouent et se moquent. Quelle étrange morale! Pas de vie, pas de risque, pas de misère, pas de souffrance… Puisque vous admettez la diminution du nombre d’humains par femme, alors qu’elles hébergent des centaines de milliers d’ovules, pourquoi 20, 10, 3 ou 1 enfant ? Pourquoi ne pas faire cesser la misère totalement, puisque la vie, quoiqu’elle n’ait aucun sens, n’est utile qu’à ceux qui existent ? Pourquoi ne pas admettre que zéro enfant par femme est la solution morale ? En quoi ça vous dérange vous personnellement, mis à part le fait que vous n’osez pas le demander ? Vous vous sentez une responsabilité sociale. La société n’est pas une entité. La société est un concept dans nos têtes, elle ne souffre pas. Par contre, un être conscient peut souffrir, pourquoi lui avoir imposé cette possibilité en le faisant exister ? La vie est une loterie, comment peut-on jouer à la loterie sur le dos de son cher petit ? La mise en danger de la vie d’autrui lorsqu’elle conduit à la souffrance, la misère et la mort est un crime. Pourquoi les maltraitances prénatales sont-elles acceptées sans broncher par la société et tous les parents, comme si cela allait de soi ?